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Les conseils du
Dr Mary!

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      Le chien de prairie au naturel
Son "terrier"...
Et un bon repas...
L'éducation...
La stérilisation...
Ce qui peut lui arriver...
Avec les autres animaux...
Législation actuelle...

     


Le chien de prairie au naturel
A l’état sauvage, il est possible de rencontrer le chien de prairie à queue noire sur une bonne partie du territoire nord-américain. Sa population s’étend du sud ouest du Canada au nord de la plaine du Rio Grande, en passant par les plaines de l’ouest des États Unis.
Il a une vie sociale intense et très complexe. Il fabrique de vastes terriers et des galeries dans lesquels s’organise un grand nombre d’individus. Plusieurs familles habitent ainsi.
La famille est constituée d’un mâle et de plusieurs femelles (2 jusqu’à 8 parfois). Toute la vie d’un chien de prairie est faite de contacts physiques. Cela lui permet de reconnaître les individus de sa famille, de son groupe. Il y a des jeux, des bisous, des “épouillages” (ou grooming) mais aussi des luttes et des bagarres. Il existe toute une plage de sons également dont nous vous proposons un échantillon dans la page “langage”.
Les petits quittent leur famille vers l’âge de 2 ans et peuvent constituer à leur tour une autre famille au sein du groupe.
Une famille occupe plusieurs chambres dans le terrier. Deux sont particulièrement importantes: il s’agit de la “chambre à coucher”, faisant office de “maternité” pendant la saison de reproduction, et des “toilettes”. Il faudra en tenir compte lors de la conception de la cage.

En conclusion, ne prenez un chien de prairie que si vous avez le temps de nouer des contacts physiques avec lui (et ce chaque jour pour son bien être) et si vous disposez d’espace pour aménager une cage qui pourra répondre à ses exigences (creuser, dormir dans sa chambre et aller au petit coin en toute intimité).

A force d’observation et de discussion avec plusieurs propriétaires, j’en suis venue à la conclusion qu’un chien de prairie seul finit quand même par déprimer et perdre son identité d’espèce, quelque soient le soin attentif et l’amour de ses propriétaires. C’est pour cela que je conseille à présent de toujours avoir deux individus, de préférence un couple.

Les chiens de prairie restent des animaux très sensibles aux stress, aux mauvaises conditions de détention et ont, pour la plupart, du mal à s’adapter à cette nouvelle vie en captivité. En effet, contrairement à nos autres rongeurs de compagnie, les animaux vendus à l’heure actuelle sont prélevés dans la nature.



Son "terrier"...

La taille minimum de la cage, pour un animal, doit être 1 m de long pour 0,5 de large avec 0,5 de haut. Il faut multiplier par 1,5 les chiffres de la surface au sol pour chaque individu supplémentaire. Cette hauteur va vous permettre d’installer une “mezzanine”, pas trop haute pour éviter les risques de chute et accessible par un système de branche solide. Le bois lui permettra de se dégourdir, de grimper mais aussi et surtout, de ronger (car comme tout rongeur, ses dents sont à croissance continue). Il faut choisir un bois non toxique comme le noisetier, le saule, le pommier ou le poirier. Les branches seront parfaitement sèches, sans bourgeon, non traitées et brossées.
Il faut aussi reconstituer la “chambre” et les “toilettes”. Pour cela, on peut utiliser des pots en terre cuite. La “chambre” est en général aménagée avec des herbes et des feuilles, mais on peut aussi mettre du tissu (vieux tee-shirt) ou du papier broyé. Il faut que son intérieur soit le plus sombre possible et son unique accès de taille minimum. Sous l’autre pot, on mettra, en plus de la litière, un à deux centimètres de sable.
La litière sera épaisse pour permettre au chien de prairie de creuser. On pourra utiliser des copeaux de bois pour rongeurs (il faudra éviter tout ce qui contient du bois de cèdre). Surtout, ne pas prendre de la tourbe qui moisira rapidement. Il faut renouveler le sol une fois par semaine au minimum.



Et un bon repas...

A l’état sauvage, les chiens de prairie se contentent des “restes”. Ils prennent les herbes riches en fibre et pauvre en graisse que laissent les autres herbivores. Attention, ils peuvent devenir rapidement obèses en captivité.
Vous pouvez lui donner:
- du foin, de prairie naturelle, contenant mois de 25% d’herbes grasses (comme la luzerne par exemple); celui vendu en animalerie et destiné aux rongeurs est cultivé dans cette optique,
- quelques graines de mélange pour lapin nain,
- quelques croquettes pour chien (ou alors des sauterelles et des criquets si vous en avez),
- des herbes fraîches non grasses (pas de pelouse!), avec les racines, le tout brossé et non lavé (sans fertilisant, insecticide...),
- à l’occasion un peu de légumes et de fruits (patates douces, brocolis, carottes, pommes ...),
- une pierre minérale dure qui lui permettra également de se faire les dents.
La nourriture sèche et la nourriture fraîche seront données dans des gamelles différentes de préférence, qui seront solides (inox, céramique... et non plastic) et fixées à la cage pour éviter qu’il ne les renverse.
La quantité globale de graines ne doit pas dépasser 50 g par jour. Les aliments frais ne sont qu’un complément alimentaire qui doit être donné occasionnellement. Le foin sera distribué à volonté.
Il est essentiel pour lui de ronger, donc n’oubliez pas de lui apporter des branches et également des feuilles sèches qui lui permettront de faire son nid.

Le biberon, accroché à l’extérieur de la cage, doit toujours être plein et permet de garder l’eau propre à l’abri de la poussière et des souillures.

La cage doit être placée dans un endroit exempt de tout courant d’air. La pièce devra être maintenue à une température optimale de 20-23°C. Mettez la cage dans une pièce où votre animal verra souvent du monde (le salon par exemple) et de préférence à hauteur, sur une table. Cela favorise considérablement les contacts. Il faut éviter la proximité directe avec une baie vitrée car la température montre très vite et il risque de mourir d’un coup de chaleur.

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L'éducation...

Un chien de prairie jeune (3 à 4 mois) est facile à éduquer mais il faut du temps à lui consacrer. Il vous faut remplacer les congénères et multiplier les contacts physiques. C’est très important pour son équilibre psychique. Trop d’animaux arrivent en consultation les incisives bisées ou le nez tout pelé tellement ils ont mordus les barreaux.
Vous pourrez le sortir de sa cage mais sous surveillance étroite. C’est un rongeur, donc le moindre fil qui dépasse peut le tenter (le bois tendre de vos meubles également). Les risques dans une pièce sont multiples. Choisissez dans un premier temps des endroits où il y a peu d’appareils branchés et surtout aucun endroit pour se cacher (dessous d’armoire, derrière de frigo).
Pour le réprimander, il faut utiliser des mots simples, bien différents phonétiquement de son nom, et qui ne feront pas plus de deux syllabes (non, stop...). Il sera sensible également à vos intonations de voix. Ne réprimandez que ce que vous lui voyez faire de mal. S’il ignore l’ordre, remettez le dans sa cage et ignorez-le. Revenez le voir plus tard mais ne répondez pas à un appel de sa part.
Afin de le promener, une fois que vous aurez réussi à gagner sa confiance, vous pouvez utiliser un harnais pour petit chat ou furet (en 8 ou en H). Il s’adapte bien aux balades en laisse (mais soyez sûr de vous, essayez dans d’autres pièces de la maison, dans des espaces parfaitement clôturés et sûrs). Ne vous y lancez pas avant plusieurs mois.



La stérilisation...

Les vétérinaires américains accordent une très grande importance à la stérilisation et essayent de la rendre systématique, tant pour les mâles que pour les femelles.
La raison en est simple. La période de reproduction, qui commence en octobre pour se finir en mars, est une période très délicate pour le chien de prairie mais aussi pour son propriétaire. L’animal devient irascible, et son instinct territorial est exacerbé. Il peut devenir agressif. A ce moment là, il est inutile de chercher à le corriger. Vous ne pouvez que le braquer d’avantage.
Le mâle attaque les autres mâles, parfois sans distinction d’espèce. Il devient sale également.
La femelle peut reproduire les effets d’une grossesse: son appétit augmente, elle devient nerveuse et commence à construire un véritable nid dans la “chambre”.
Passé cette période, l’animal redevient tout à fait comme avant, sauf si votre entêtement à vouloir l’éduquer l’a rendu défiant à votre égard.
C’est pour cette raison que les vétérinaires américains poussent les propriétaires à les stériliser. Vu les troubles du comportement que nous avons pu voir chez ces animaux, j’aurais aussi tendance à le conseiller.
La stérilisation se fait à l’automne qui suit la fin de la première année. Il est assez grand et l’opération a lieu avant la période de reproduction.
La reproduction reste difficile en captivité car reconstituer des conditions de vie similaires à l’état sauvage est impossible en appartement. Les éleveurs qui y parviennent ont opté pour des parc clôturés en extérieur avec un grillage enfoncé à près de 2 mètres de profondeur.



Ce qui peut lui arriver...

Voici une liste non exhaustive des principaux problèmes rencontrés chez le chien de prairie:
- Troubles liés à des mauvaises conditions de détention: obésité, fracture des dents, érosion du nez, état de stress et de nervosité, problèmes respiratoires (pouvant devenir très rapidement graves et irréversibles),
- Troubles cutanés: mycoses,
- Troubles digestifs: diarrhées (d’origine diverse, excès de verdure, stress, parasitaire, bactérienne...),
- Autre: malocclusion dentaire.
Dans tous les cas, consultez votre vétérinaire afin de résoudre rapidement ces problèmes.
Il n’y a pas de vaccination à faire, sauf si l’animal est amené à traverser la frontière.

Avec les autres animaux...
Il est inutile d’espérer le faire cohabiter dans la même cage avec un autre rongeur.
Il est facile d’acclimater de jeunes sujets avec des chats ou des chiens. De belles photos présentes dans la galerie le prouvent. Mais il ne faut pas oublier que les carnivores sont les prédateurs naturels du chien de prairie, et c’est pour cela que malgré une bonne entente apparente, il ne vaut mieux pas les laisser seuls.

Législation actuelle...
Le chien de prairie est désormais interdit à l’importation en France :
La loi est entrée en vigueur et publié au journal officiel au mois d'octobre 2000 pour des raisons de santé publique.

Paru le 19 Octobre 2000, au J.O.:
Le Ministère de l'agriculture et de la pêche à INTERDIT L'IMPORTATION DES
CHIENS DE PRAIRIE ET ÉCUREUILS DE PRAIRIE en provenance des pays tiers.
Cette décision a été motivée par le fait que la peste bubonique sévit parmi
les chiens de prairie américains.

A l’heure actuelle, peu de gens arrive à faire reproduire leurs animaux car les conditions de détention sont souvent trop éloignées de la vie sauvage. En effet, la structure familiale et la colonie semblent des composantes importantes et il est difficile d’avoir autant d’animaux chez soi.
Si vous voyez encore des animaux à vendre dans des animaleries, exigez la garantie de leurs provenance. Elle ne peut pas vous être refusée. Restez vigilant.

Les connaissances sur le chien de prairie en tant que nouvel animal de compagnie augmentent chaque jour. Cette page évoluera au fur et à mesure de nouvelles informations.
N’hésitez pas à revenir la consulter à l’occasion.

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